Les banques centrales africaines préparent-elles la monnaie unique ?


Au mois de Mai 1963, les chefs d’Etats membres de l’OUA, actuellement appelée Union Africaine, préconisaient  un comité économique  destiné à réaliser des études relatives aux questions monétaires. L’objectif était de produire une monnaie unique pour toute l’Afrique.

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Le comité a mis du temps pour réaliser les études, car la date probable d’accouchement de la monnaie est prévue pour l’année 2021,  presque 60 ans après la mise en place et la recommandation de l’Organisation de l’Unité Africaine. Reste à savoir si le produit sera  mis à disposition des utilisateurs en temps voulu.

Qu’est-ce que le bureau de l’association des banques centrales africaines (ABCA) ?

La mise en place du comité chargé d’étudier les affaires monétaires africaines a été concrétisée  par l’instauration de l’association des gouverneurs des banques centrales africaines, en abrégé ABCA. L’association s’est ramifiée en comités régionaux. Aujourd’hui, l’association ABCA est constituée par 39 banques centrales africaines.

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Trente-neuf ans (39) après la mise en place du comité, celui-ci a pu définir un programme de travail concernant la monnaie unique africaine. A l’issu de ce programme, en 2003, c’est-à-dire un an après la définition du programme, le bureau de l’association des banques centrales africaines (ABCA)  a fait une déclaration à l’endroit du monde entier que l’Afrique aura une monnaie unique et une banque centrale panafricaine d’ici 2021, c’est-à-dire 18 ans après l’annonce.

Un programme de travail pour la monnaie unique

A noter  tout d’abord que  l’Association des Banques Centrales Africaines préconise des échanges interafricains de plus haute importance à l’issu du programme de monnaie unique africaine. Par voie de conséquence, selon toujours l’ABCA, l’Afrique va suivre certainement le chemin de la Chine et montrerait au monde entier qu’elle est capable de tenir la tête des grandes puissances mondiales d’ici 2050. Le programme de travail, effectivement, avance lentement mais sûrement. C’est l’approche graduelle qui convient au peuple du grand continent noir. Pour ce faire, il s’agit de prioriser la convergence macroéconomique au niveau de la réalité africaine. Il s’agit de suivre la théorie économique des zones monétaires optimales. L’Association des Banques Centrales Africainesa choisi comme principe de  partir de la réalité au niveau de ses groupes sous régionaux afin de cerner par la suite les problèmes au niveau plus élevé.